Le rapport présenté au Conseil économique et social sur l'investissement productif par Nasser Mansouri-Guilani, membre du Conseil d'administration de LASAIRE mérite une attention particulière :
D'une part, il met le doigt sur un problème essentiel. La faiblesse de l'investissement, la faiblesse de l'emploi et des salaires, sont mis en regard de l'ampleur des résultats et des moyens financiers dont disposent les entreprises.
D'autre part, il renouvelle la notion même d'investissement productif. A l'heure où l'on évoque de plus en plus souvent, la société de l'information et de la connaissance, la conception très novatrice sur laquelle repose le rapport apporte un éclairage percutant et suscite un vif débat.L'investissement productif des entreprises, tel que le développe le rapport, va bien au-delà des dépenses en bâtiments et en équipements. Il intègre aussi certaines dépenses immatérielles et une partie des dépenses publiques. La recherche-développement, l'innovation, la qualification des salariés et leur reconnaissance, de meilleures organisations du travail.
Dynamiser l’investissement productif implique également de mettre l’accent, en plus des fonctions économiques, sur les responsabilités sociales, voire sociétales. Cela suppose une vision prospective, donc un dialogue et une concertation large avec l'ensemble des acteurs, des coopérations et des moyens appropriés. Cette vision de long terme se heurte à la financiarisation qui éloigne l’activité productive des logiques industrielles et la place dans une optique financière. La puissance publique peut contribuer à dynamiser l’investissement productif. Ces défis impliquent aussi des interventions et des régulations à l’échelon européen et au niveau mondial.
Le rapport présente 23 propositions résumées en sept catégories :