LABORATOIRE SOCIAL D’ACTION, D’INNOVATION, DE REFLEXION ET D’ECHANGES
drapeau anglais
Lasaire, laboratoire d'action, d'innovation, de réflexion et d'échanges
Les rencontres biennales Europe Travail Emploi
1990 - 2007
 


Lasaire a entamé une réflexion de fond sur la dimension sociale de l’Europe en construction en lançant dès 1990 ses rencontres biennales. Ces rencontres constituent aujourd'hui un lieu de référence pour le débat social européen et sont l'occasion de faire progresser la réflexion, de tester et de développer des idées nouvelles, d'associer le plus largement possible les acteurs et les cultures sociales et de favoriser les phénomènes de capillarité entre modèles sociaux.

Progressivement les questions autour de l’emploi et de l’exclusion sont devenues prépondérantes ; le thème central des biennales pouvant s’énoncer ainsi : « Comment mettre l’emploi au cœur de la construction européenne ». Pour réaliser son ambition de mettre l’emploi et le social au cœur de l’Europe Lasaire a voulu ouvrir un espace original qui permette des échanges pluralistes, donne à des compétences et des pratiques sociales trop souvent cloisonnées l'occasion de se rencontrer et de confronter leurs analyses, enfin d'ébaucher des propositions et des éléments de solutions.

L'originalité de ces rencontres tient au fait que dès le début les débats ont été organisés dans un cadre pluraliste réunissant outre les acteurs sociaux européens (Commission européenne, UNICE, CEEP, CES) les patronats et représentants d'entreprise, les organisations syndicales et responsables syndicaux d'entreprises, universitaires et experts venus des différents Etats membres.

Nous avons affirmé d’emblée notre volonté de faire de ces biennales des rencontres vraiment européennes. Les problématiques ont été conçues dans une optique directement européenne de même que nous avons veillé à la diversité des acteurs sociaux invités à y participer. Cette démarche n’était pas acquise d’avance et nous l’avons progressivement affinée renforçant toujours un peu plus l’approche européenne, dans la conception des biennales, leur élaboration conceptuelle, leur réalisation effective. C’est ainsi que pour la cinquième biennale nous avons renforcé la coopération transnationale entamée en 1996.

Ces rencontres sont précédées d'un long travail de préparation et de maturation auquel sont associés de manière étroite les acteurs sociaux européens, UNICE, le CEEP, la CES, la Commission ainsi que des ministres du travail et des experts connus et reconnus en Europe. Les débats sont organisés à partir d'un document faisant le point de l'état de la question et mettant en lumière les principaux enjeux.

Les thèmes abordés lors des biennales comportent une part de continuité et d’approfondissement des questions déjà évoquées et une part de sujets nouveaux choisis en fonction de l’actualité et des demandes. Par contre chaque biennale s’organise autour d’un fil conducteur. Les travaux des ateliers thématiques sont tous abordés à partir de cette réflexion centrale : l'Europe des régions, services publics et construction européenne, les retraites et l’emploi, la lutte contre l’exclusion.

Les deux premières biennales en 1990 et 1992 avaient abordé les différentes facettes de l'édification de l'Europe sociale : la construction des acteurs sociaux européens, le protocole social du traité de Maastricht, les débuts du dialogue social européen, les différents modèles socio-productifs en Europe, la place du travail, de l'éducation et de la formation, des relations sociales dans les critères de compétitivité, les problèmes d'immigration. La troisième rencontre a fait de l'emploi, du chômage et de la politique économique européenne son fil conducteur. La quatrième s’est déroulée sur fonds de renégociation des traités. Celui de la cinquième biennale était lié à la nouvelle donne apportée par la monnaie unique et les perspectives de l’élargissement de l’Union européenne. La sixième biennale en 2000 s’est déroulée sur fond de redéfinition d’un pacte européen pour l’emploi et de réforme des traités avec la présidence française au deuxième semestre.

La septième biennale, en 2002, avait posé l'épineuse question de la conciliation entre l'élargissement et l'approfondissement de l'Europe sur fond de mondialisation. Allait-on jeter des jalons pour  éviter la dilution de l'Europe sociale ou bien l’Europe politique était-elle condamnée à se réduire à un cartel de nations le plus souvent divisées ? La 8e biennale, en janvier 2005, en  a fait le constat. L'élargissement était devenu réalité mais sans approfondissement. A la veille des référendums français et néerlandais, la question centrale se posait en ces termes : comment l'Europe élargie pouvait-elle encore s'organiser  pour constituer un  acteur en capacité de promouvoir des formes de régulation et d'encadrement de la mondialisation ?

La 9e édition des rencontres biennales 2006-2007 a pour thème la relance de l'Europe après le rejet du traité constitutionnel. Elle a débuté par un séminaire, en octobre 2006 à Saint-Etienne, qui a eu lieu dans le cadre du Forum : « Pour une mondialisation responsable » qui se tenait à Lyon.

 
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